Mastication

1 – Plus on mâche, moins on mange*

crédits Francois Tournay http://francoistournay.fr/

Étude 1: SURPRENANTE

Institut national de la recherche agronomique (Inra)

Expérience :  La chercheuse Marie-Agnès Peyron a demandé à des volontaires de mâcher longuement leurs aliments et de ne pas les avaler. La totalité des aliments mis en bouche a été recrachée et aucune calorie n’a été consommée.

Résultat : Tous les volontaires ayant participé à l’expérience sont repartis en ayant plus faim alors même qu’ils n’avaient en réalité rien mangé.

Étude 2 : Amandes à mâcher

Université d’Indianapolis, USA

Expérience :  Le docteur Cassady a recruté 13 volontaires auxquels ils ont donné 55 grammes d’amandes à manger, avec des consignes sur le nombre de mastications : 10 fois, 25 fois ou 40 fois. Pendant les 3 heures suivantes les chercheurs ont évalué l’appétit des volontaires.

Résultat : Ceux qui avaient mâché 40 fois avaient moins faim que ceux qui s’étaient contentés de mâcher 10 fois avant d’avaler.

Étude 3: Estomac + sonde + mastication

Université de Wangeningen, Pays-Bas

Expérience :  Les chercheurs ont recruté 26 jeunes adultes en bonne santé, 21 ans en moyenne, et leur ont fait suivre les traitements suivants :

  • Ils ont mâché des aliments sans les avaler pendant 1 minute et leur estomac a été rempli directement via une sonde par 100 mL du même aliment.
  • Ils ont mâché des aliments sans les avaler pendant 1 minute et leur estomac a été rempli directement via une sonde par 800 mL du même aliment (pour le même total calorique).
  • Ils ont mâché des aliments sans les avaler pendant 8 minutes et leur estomac a été rempli directement via une sonde par 100 mL du même aliment.
  • Ils ont mâché des aliments sans les avaler pendant 8 minutes et leur estomac a été rempli directement via une sonde par 800 mL du même aliment (pour le même total calorique.
  • Ils n’ont rien mâché et la sonde n’a pas délivré d’aliments dans l’estomac (groupe de contrôle).

30 minutes après cette expérience les participants sont passés à table avec comme instruction de « manger jusqu’à se sentir confortablement remplis.

Résultat : Les participants qui avaient mâché le plus longtemps  (8 minutes) étaient ceux qui mangeaient le moins, indépendamment de la quantité d’aliments infusés dans l’estomac via la sonde. La diminution de l’apport calorique atteint 19% pour le groupe ayant mâché pendant 8 minutes.

Ces travaux montrent que la mastication est un paramètre plus important que la quantité de nourriture ingérée dans le contrôle de l’appétit. Il est donc important de bien mâcher nos aliments, en particulier dans le cadre d’un régime amaigrissant.

 

Sources :
https://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/les-regimes-sante/le-regime-mastication/je-mache-donc-je-maigris
https://www.lanutrition.fr/les-news/macher-plus-pour-maigrir-plus

2 – Le plus on mâche, le mieux pour prévenir le diabète de type 2

Une augmentation de la mastication participe à une diminution de l’indice glycémique des aliments mastiqués* (4) !

Une autre étude mesure la biochimie du sang et constate une action sur le métabolisme avec une modification significative des concentrations de glucose et d’insuline *(3). Save

Une étude statistique *(6)sur 6900 personnes adultes âgés entre 40 et 74 ans  a croisé deux mesures.

  • D’abord elle a mesuré la performance masticatoire des sujets.
  • Ensuite elle a mesuré l’occurrence ou pas de diabète de type 2
Qualité masticatoireOccurrence du diabète
Mastication faible9,90%
Mastication moyennement faible8,40%
Mastication moyennement forte7,30%
Mastication forte5,20%

L’occurrence du diabète est très nettement plus importante dans la population qui mastique peu (9,9 %) par rapport à celle qui mastique bien (5,2 %).

La fourchette Slow Control

efficace pour ralentir et pour mastiquer plus

« Les résultats présentés démontrent que l’utilisation de cette fourchette, sans entraînement particulier, en imposant une mastication à une fréquence plus lente, permet d’obtenir des bols constitués de plus petites particules. »

L'étude de l'université Clermont Auvergne sur la fourchette Slow Control

Étude 2017, 6 personnes