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Habitudes alimentaires : Pourquoi nous sommes gouvernés par nos automatismes?

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Voici une expérience toute simple, l’expérience dite de 1 minute / 5 minutes, qui est très éclairante pour observer une particularité de la vitesse chez le mangeur:

Proposez à un de vos amis, mangeur rapide de préférence, de manger lentement pendant 1 minute, c’est-à-dire simplement d’espacer les 3 premières bouchées du repas d’au moins 20 secondes entre elles. Si besoin, proposez une récompense à la clé.

La probabilité est très forte que votre ami réussisse ce test.

Reprenons l’expérience et demandons maintenant à votre ami de manger lentement pendant 5 minutes. Continuez à lui proposer une petite prime. Si, au départ de l’expérience, vous avez bien choisi un mangeur rapide, je vous parie qu’il échouera à ce test. Vous allez gagner votre pari.

La volonté a réussi à imposer un rythme lent pendant la première minute du repas.

Elle n’a pas réussi à imposer un rythme lent pendant cinq minutes.

 

Mais pourquoi ?

 
chien

La clé de l’histoire est aujourd’hui bien comprise par la science. Elle se situe dans le cerveau et se nomme capacité d’attention. L’attention est le mécanisme qui favorise un groupe de neurones aux dépens des autres. Dans un premier temps, la personne est attentive. Elle se concentre sur le fait de manger lentement. Mais, à un moment, sans même que la personne s’en rende compte, l’attention se dissout. L’esprit, c’est-à-dire l’attention, part ailleurs et se fixe naturellement sur un autre objet. Les automatismes ont pris le relais. Les automatismes peuvent prendre le relais parce que le repas est répété quotidiennement depuis l’enfance et que le cerveau en a l’expérience. Les automatismes fonctionnent par ce que l’on nomme un engramme qui est un chemin de la mémoire dans le cerveau. L’attention nécessite une énergie particulière. À un moment, le cerveau privilégie une attention portée sur un autre objet qu’il juge plus intéressante. Alors, le cerveau cale le comportement alimentaire sur un chemin bien balisé des automatismes. Ce chemin ne demande pas de mobiliser d’énergie particulière, il est connu, il est celui de l’engramme forgé par la répétition des repas pris dans le passé.

Pendant le repas, lorsque l’esprit est parti ailleurs, l’automatisme prend le dessus ; le mangeur rapide est alors impuissant à se freiner. Il va manger au rythme de son automatisme. Il faut attendre qu’il reprenne « ses esprits », pour pouvoir se freiner.

Plusieurs expériences, dans la ligne des premières expériences menées par Le célèbre physiologiste Ivan Pavlov au début du 20ème siècle ont tenté d’évaluer la part relative de l’automatisme par rapport à la part consciente de nos choix. Toutes les expériences tendent à montrer que la part automatique pèse beaucoup plus lourd que nous l’imaginons. En voici deux qui illustrent ce propos :

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Expérience des nombres de décisions (Brian Wansink, USA, 2006, 139 participants)

Pour agir sur une décision et la modifier si besoin, il est nécessaire de bien réaliser qu’elle est accessible à la volonté, et donc au changement. L’étude a cherché à mesurer si les participants avaient une bonne appréciation du nombre de décisions qu’ils prenaient dans une journée au sujet du repas. Il a donc été demandé aux participants d’estimer le nombre de décisions qu’ils prenaient chaque jour concernant leurs choix alimentaires et de comparer cette appréciation au nombre de décisions réelles que les chercheurs pouvaient évaluer.

En pratique, le nombre de décisions prises en une journée a été mesuré par les chercheurs et évalué en moyenne à 221. En effet, nous prenons en permanence des décisions sur la question du repas : avant le repas, en faisant nos courses et, choisissant nos aliments, en choisissant la façon de les cuisiner, la façon de les présenter à table, la façon de les manger.

En moyenne, les personnes ont évalué ce nombre de décisions à 15, contre 221 selon les chercheurs. C’est-à-dire, que pris dans le sillon de leurs habitudes, les participants ont largement sous-estimé la part des actions qu’ils menaient de façon automatique sans même se rendre compte que ces automatismes étaient là en eux, forgés par leur histoire, leur environnement et leurs habitudes. 93 % des décisions du repas dans la journée ont été prises de façon inconsciente, sans réflexion, simplement par automatisme.

Par l’abondance et la sollicitation permanente de nourriture, nous ne portons plus la même attention au repas, car il est plus aisé de le prendre. Il faut moins attendre, moins cuisiner, moins désirer. Le moment qui était un moment d’exception devient un moment commun. Il était prioritaire, il devient secondaire. Nous mangeons en regardant la télévision, nous mangeons en marchant, nous mangeons en travaillant. Notre repas se fond dans la vie.

Expérience des Nudges (Pierre Chandon, France, 2018)

Pierre Chandon, responsable de la chaire INSEAD, ancien élève du chercheur américain Brian Wansink, a probablement mené l’expérience la plus élégante sur ce sujet. Il a mesuré le degré d’efficacité de différentes incitations, connues en économie comportementale sous le vocable nudges. L’objectif de l’expérience a été d’évaluer quels nudges sont les plus susceptibles d’aider à diminuer l’apport calorique dans un repas.

Pour l’expérience, il a fait appel successivement, dans une cantine, à plusieurs nudges différents, tous destinés à baisser l’apport calorique. Puis il a mesuré en pratique la différence de résultats sur la prise alimentaire.

  • Nudges cognitifs : par des informations sur les produits proposés, que ce soit grâce à une étiquette ou un symbole.
  • Nudges émotionnels : via une interaction avec un autre individu ou avec une publicité.
  • Nudges comportementaux : par une modification de l’environnement qui exerce possiblement une action sur le comportement.

 

Conclusion : pour promouvoir une modification du comportement alimentaire, l’action sur les automatismes est la plus efficace, devant la sollicitation des émotions et devant la sollicitation de l’intelligence qui est la moins efficace des solutions.

 
 
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Cet article a été rédigigé par l'équipe Slow Control le spécialiste des fourchettes intelligentes qui aide à manger lentement, facilement et efficacement. 

 

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