Chirurgie bariatrique

Aussi bien en PRE OP qu'en POST OP.


Manger lentement : une recommandation médicale

« Manger lentement » est une recommandation principale des autorités de tutelle dans le cadre d’une chirurgie bariatrique (anneau, sleeve, by pass)

« Ingérez de petites quantités à chaque repas et mastiquez lentement » - HAS, Haute Autorité de Santé

« Mastiquer, manger plus lentement » - APHP, Assistance Publique Hôpitaux de Paris

Cette recommandation intervient aussi bien en contexte pré opératoire (PRE OP) qu’en contexte post opératoire (POST OP).

Vous trouverez dans cet article des raisons qui expliquent cette recommandation

 

 

PRE OP : préparer son corps

Avant l'opération, en mangeant plus lentement vous allez préparer votre corps et travailler sur vos paramètres physiologiques, et notamment

•      sur votre poids. Les études sont nombreuses pour démontrer un lien entre prise de poids et manger rapidement. Une étude démontre aussi plus spécifiquement comment manger plus lentement avec une fourchette intelligente permet de perdre du poids (-0,8 IMC avec 25 repas avec la fourchette intelligente).

•      sur votre hypertension (voir https://www.ahajournals.org/doi/abs/10.1161/circ.136.suppl_1.20249). La vitesse d'alimentation est corrélée de manière significative et positive au risque de syndrome métabolique (hypertension, diabète de type 2, AVC, crise cardiaque). voir étude (Le groupe présentant un syndrome métabolique (obésité, hypertension artérielle, taux de cholestérol des lipoprotéines de haute densité faible, taux de triglycérides élevé et taux de glycémie élevé à jeun) était plus susceptible de manger rapidement (Corée, 2009, 7081 adultes))

Paramètres physiologiques, que les autorités recommandent de stabiliser ou de baisser lorsque l’on rentre en contexte opératoire.

 

 

PRE OP : préparer ses automatismes

Préparer ses automatismes :

Le principe de l'opération de chirurgie bariatrique (sleeve, by pass ou anneau) est d'opérer une restriction mécanique (diminution de volume ou de section de votre circuit digestif). Cette restriction mécanique, va mécaniquement et automatiquement vous demander de manger plus lentement. Si vous n’avez pas encore les réflexes ou les outils pour vous aider, et si vous êtes un mangeur rapide, alors vous allez vous heurter brutalement à la difficulté de de reprendre vos habitudes de mangeurs rapides qui ne seront plus tolérées par votre corps. Le corps les tolère mal car les bouts d'aliments deviennent trop gros ou trop agglomérés au niveau des restrictions mécaniques opérées par l'opération. Cela se manifeste par une série de désagréments (vomissements, douleurs…) que vous avez probablement envie d'éviter. Une étude de 2018, évalue même ces difficultés en l'absence d'outils pour aider à manger lentement : " 12 % des patients ont des reflux gastro œsophagien, 11 % des troubles du transit, 10 % des nausées/vomissement, 7 % une dyspepsie, 7 % une sensation de plénitude jusqu’à la gêne, 6 % des douleurs lors de la déglutition, et 2 % un dumping syndrome."

Les études montrent que les candidats à l’opération sont dans de grande proportion des mangeurs rapides, voire très rapides. Proportion estimée à 55% selon une première étude américaine (1) et 66% selon une seconde étude australienne (2). Bref l’effort de freinage va être d’autant plus brutal, en demandant de ralentir depuis un rythme très rapide à un rythme très lent si la préparation au changement d’automatisme est insuffisante.

· Au moins un épisode de HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28461035"binge HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28461035" HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28461035"eating HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28461035" dans la semaine pour 66% des candidats en pré opératoire (USA, 2017, 343 adultes)

· Prévalence de l’hyperphagie boulimique auto-déclarée est de 55% (Australie, 2015, 197 femmes pré-opératoire)

 

Le péristaltisme œsophagien conditionne la durée minimum entre les bouchées en POST OP

Lorsque vous avalez vos aliments, ils passent d’abord dans l’œsophage, un tube qui mesure environ 25 cm de long. Les aliments sont poussés par des contractions musculaires tout au long de leur trajet. Ce mouvement s’appelle le péristaltisme œsophagien. La durée de descente des aliments est d’environ 20 secondes pour atteindre l’estomac. Si l’estomac a subi une restriction mécanique (anneau, by-pass, sleeve gastrique, sleeve gastroplastie), il est facile de comprendre qu’il faudra après l’opération espacer d’au moins plus de 20 secondes la durée entre deux bouchées pour éviter que la nourriture vienne faire embouteillage dans l’œsophage ou au niveau de la restriction de l’estomac.

Voir cette excellente vidéo (en anglais, 6 minutes avec illustrations) cette vidéo du chirurgien Dr. Paul O'Brien of the Centre for Bariatric Surgery in Melbourne pour plus d’explication.

 

 

POST OP : Attention à la reprise

Une étude Suédoise ***de 2012 mesure la reprise moyenne de vitesse d’alimentation en POST OP sur un suivi d’opération by pass. Il apparaît qu’après l’opération la vitesse de repas est significativement ralentie, mais qu’avec le temps et assez rapidement les anciennes habitudes se réinstallent. Au bout de deux ans en moyenne, en l’absence d’aide sur le contrôle de la vitesse, les candidats pratiquent une vitesse de repas estimée à 72 % de la vitesse initiale de repas. Vitesse de repas à 45% de la vitesse pré opératoire à 6 HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22124454" HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22124454"semaines après l’opération, à 65% à 1 HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22124454" HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22124454"an, à 72% à 2 HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22124454" HYPERLINK "https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22124454"ans *** (Suède, 2012, 74 adultes opérés).

Cela représente sur le long terme un frein à la réussite de l’opération qui propose au départ une restriction mécanique. Si après l'opération, la reprise de la vitesse d'alimentation reste trop rapide, alors mécaniquement, les aliments vont s’agglomérer lors de la digestion et opérer des pressions sur les tissus qui vont détendre la restriction mécanique et donc au fur et à mesure altérer le bénéfice de l’opération. Soit des repas encore trop rapides par rapport aux recommandations et/ou à la physiologie du péristaltisme. En effet si un mangeur très rapide ou rapide reprend une vitesse à 72% de sa vitesse initiale deux ans après l'opération il ne mange pas lentement comme préconisé, mais modérément vite ce qui reste trop rapide pour le cas d'un PRE OP.

Au départ, juste après l'opération, le corps signale bien au patient par des douleurs et différents désagréments (vomissements,) qu'il mange trop vite, ce qui l'aide à ralentir. Mais avec le temps, lentement les tissus se relâchent et sans s'en rendre compte le patient reprend des vitesses de plus en plus élevées sans que le corps l'en avertisse. Le corps avertit de moins en moins car il s'est adapté à la pression mécanique qui au départ générait des douleurs et des avertissements.


Conclusion

  • Manger plus lentement en PRE OP, c’est se donner les meilleures chances de bien passer le cap de l’opération
  • Manger plus lentement en POST OP c’est se donner les meilleures chances de conserver le bénéfice de l’opération
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